Accueil / Zik / Chantal Taïba à cœur ouvert : « Je n’ai pas encore eu cette chance de rencontrer le président Ouattara »

Chantal Taïba à cœur ouvert : « Je n’ai pas encore eu cette chance de rencontrer le président Ouattara » 1

De retour au pays après 5 annnées passées en France, Chantal Taïba s’est confiée à nos confrères de  Linfodrome. Dans un entretien exclusif, « la Reine du Matiko » dit tout sur son retour, les causes de son départ, ses relations avec Douk Saga, Vieux Ménékré et Georges Taï Benson.

Plus de cinq ans après être partie du pays, vous êtes à Abidjan depuis peu, quel sentiment vous anime ?

Un sentiment de joie de retrouver le public et tous ceux que j’ai connus. Le pays m’a vraiment manqué durant ces cinq années.

Taiba 1

Alors que Chantal Taïba était très adulée en Côte d’Ivoire, vous quittez le pays au grand désarroi de vos fans et des mélomanes ivoiriens. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Je suis partie parce que j’avais une fracture à la jambe qui m’a un peu cloué au lit et j’ai eu trois interventions. Finalement, j’ai voulu partir de l’autre côté en France pour voir d’autres médecins.

 

C’était à la suite d’un accident que vous avez eu cette fracture à la jambe ?

Oui, j’ai fait une chute dans les escaliers chez moi à la maison.

Vous dites être partie en France pour des raisons médicales pourtant c’était su de tous que c’était pour réjoindre votre amant…

Non, pas du tout. Je suis plutôt partie pour la rééducation de ma jambe.

Aux Etats-Unis où vous étiez partie pour la première fois, on a oui dire que c’était sur insistance de votre amoureux…

Effectivement, j’ai vécu un moment aux Etats-Unis, mais bon…(Rire).

N’est-ce pas parce que tout ne s’est pas passé comme prévu que vous avez rejoint la France par la suite ?

Pourquoi forcément partir parce que ça ne marche pas ? Ça peut marcher et puis décider de partir, tout peut arriver.

 

Après tous ces événements, vous êtes de retour en Côte d’Ivoire avec un album. Quel est le contenu de cette neuvième production ?

Le titre de l’album c’est « Seredo » qui veut dire 9. C’est mon neuvième album et il comporte 9 titres. C’est de façon symbolique, pour dire que 9 est le chiffre de l’accomplissement. Pour qu’un diplôme soit vraiment validé, il faut que l’enfant aille à l’école pendant 9 mois, pour qu’un enfant naisse normal, il faut qu’il passe 9 mois dans le ventre de sa maman. Donc 9 c’est un chiffre très important et c’est pour cela que j’ai voulu marquer le coup. Je chante la vie avec un grand V comme d’habitude. Les soucis, les joies, les peines… c’est ce que je chante. Etant l’artiste concernée comme je le dis souvent, je ne suis pas une artiste engagée mais concernée, par les joies et les peines des personnes qui m’écoutent. J’essaye de trouver les mots pour soulager les maux des mélomanes.

 

« J’ai l’habitude d’ouvrir ma musique »

 

 

Sur « Sérédo », on retrouve des airs de musiques urbaines dont le couper-décaler. Est-ce parce que Chantal Taïba veut toujours rester dans la tendance ?

Non, en fait, j’ai l’habitude d’ouvrir ma musique. C’est ainsi que j’ai fait appel à Almighty en 2000 sur l’album « Nepata », puis Mareshal DJ sur « Doubéhi » et cette fois avec « Sérédo », j’ai fait appel à Serge Beynaud, qui a décalé le « Matiko ». On a donc fait du « Matiko-décaler », néanmoins on retrouve sur l’album du « Matiko » pur et dur comme les gens ont l’habitude d’entendre et d’écouter arrangé par David Tayorault. Sur cet album, j’ai travaillé avec 4 arrangeurs différents, David Tayorault, Manou Lima, Frédy Assogba, et Serges Beynaud. Donc cahacun y a vraiment pour son compte.

 

Pourquoi cette envie de s’adapter à chacune de vos sorties aux musiques du moment ou cette touche fraicheur donnée à vos différents albums dont vous ?

J’ai envie que ma musique soit aérée, qu’elle s’ouvre aux autres influences tout en gardant ma personnalité. Comme je le dis souvent, je ne suis pas une artiste de « Matiko » précisément, mais une artiste tout court. L’école à laquelle j’ai été formée, c’est-à-dire l’ORTI, on nous a appris à chanter dans tous les styles de musique. Donc je souhaite que ma musique soit aérée pour ne pas être renfermée dans un cadre précis. Je suis chanteuse donc ouverte aux autres influences.

 

Chantal Taïba n’a-t-elle pas peur de faire un flop avec ce retour qui a tant duré ?

Non, pas du tout ! Je n’ai pas peur par car pour le peu que je vois, le public est content de me retrouver et puis la jeunesse aussi avec l’apport de Serges Beynaud. Non, je n’ai pas peur et ça ne risque pas d’arriver.

 

La plupart des grandes artistes à voix à l’image de Savan’Allah, Kandice, Antoinette Allany ont décidé d’aller s’installer en Europe. Comment expliquez-vous cette situation quand c’est votre génération qui devait assurer la relève pour que des talents puissent éclore ou vous prendre pour modèles ?

Ça, c’est parce qu’il n’y a plus de producteur, il n’y a plus de mécénat et partout dans le monde quand le mécénat n’existe plus, l’art se meurt. Ça va ensemble. En plus, les producteurs se font rare, ce qui fait que les artistites sont obligés de jouer les deux rôles, c’est-à-dire être à la fois artiste et producteur, ce qui n’est pas notre travail. Du coup, tous les artistes n’ont pas les moyens de rentrer en studio, non pas que l’inspiration manque mais faute de moyens, je pense. S’il y avait de plus en plus de producteurs et des maisons de disques, je crois que ce serait beaucoup plus facile pour nous. Ça devient difficile, même quand on sort un album, pour trouver une maison qui va nous satisfaire, ce n’est pas évident. En même temps aussi, le CD aussi est entrain de mourir. Disons que le showbiz même passe une période très compliquée.

 

La production d’un album de Chantal Taïba peut coûter combien ?

Ça coûte cher parce que sur celui-là, il y a eu quatre arrangeurs différents. Chaque arrangeur a son cachet et veut des musiciens précis que tu es obligée de solliciter, ça coute chère. La preuve, j’ai commencé l’album en 2010 et je l’ai terminé en 2017 pour dire que ce n’est pas évident en plus il s’est fait entre Abidjan et Paris. Ça coûte vraiment cher, déjà que les producteurs sont rares, je ne veux pas les effrayer avec des chiffres qui vont faire que le peu qu’il y a va courrir. En tout cas, ça avoisine les 20 millions F Cfa.

 

Que pensez-vous de l’artiste Josey qui s’est révélée à travers sa voix ?

C’est une grande voix. Je ne suis pas étonnée puisqu’on m’a dit qu’elle a fait les pianos bars pour dire qu’elle n’a pas commencé à chanter maintenant. Elle a fait ses armes. Elle assure, elle allie tout à la fois, la beauté physique et la beauté vocale. Tout y est pour une grande carrière.

Taiba 2

Pourtant, côté sentimental, ce n’est pas vraiment le top à propos de son histoire avec Serey Dié que vous avez certainement dû apprendre…

Ah, ça, je ne le sais pas. Je ne rentre pas dans la vie privée des gens. Cela ne m’intéresse pas Moi, c’est la chanteuse qui m’intéresse.

 

Parlant de chanteuses, quelles sont vos relations avec Tiane avec qui vous étiez proche ?

Aucune nouvelle. D’ailleurs, je n’ai pas le temps car je suis prise pour les interviews.

 

Chantal Taïba est-elle une grande rancunière ?

Je l’ai été mais il faut dire que j’ai une mémoire très sélective qui efface tout ce qui n’est pas positif ce qui me permet d’évacuer la rancune. Je ne retiens pas tout ce qui est négatif.

 

Seriez-vous prête à faire la réconciliation avec Tiane ?

Je ne suis pas en palabres avec qui que ce soit. Et pour qu’il y ait réconciliation, il faut bien qu’il y ait palabres.

 

L’Europe est le cimetière des artistes ivoiriens, êtes-vous d’accord avec cette assertion ?

(Rire). C’est méchant de dire cela. Les réalités sont différentes en tout cas. Quand tu arrives en Europe, il faut déjà chercher à te loger, à te prendre en charge et pour ça il faut travailler. Donc quand tu travailles 24h/24, il ne te reste plus beaucoup de temps pour la musique. Soit tu choisis la musique à 100% et tu t’y consacres totalement, ou tu travailles et tu as peu de temps pour pratiquer.

 

Vous, en dehors de la musique, que faites-vous concrètement en Europe ?

Je fais des formations, des stages, j’essaie de m’améliorer sur le plan musical mais aussi de toucher à autre chose. Aussi, j’essaie de sortir carrément du cadre musical pour me former à autre chose pour préparer ma retraite.

 

« Non, il n’y a pas de raison que j’arrête la musique »

 

Chantal Taïba serait donc prête à arrêter la musique un jour ?

Non, il n’y a pas de raison que j’arrête la musique. Vous avez bien vu Cesaria Evora qui est morte pratiquement sur la scène. Il y a Myriam Makeba, voilà sur le plan musical il n’y a pas vraiment de retraite à moins que tu n’aies plus vraiment la force de pratiquer sinon l’art est un métier où il n’y pas de retraite.

 

Vous comptez donc mourir sur la scène comme Papa Wemba, c’est ça ?

(Rire). Non, ce n’est pas dans ce sens-là. Quand je parle de mourir sur la scène, je veux dire qu’ils ont pratiqué leur métier jusqu’à ce que la mort les prenne. Pour Papa Wemba, c’est un peu plus tragique mais les autres sont morts les armes dans la main en étant toujours artistes.

 

« Le président Ouattara, je ne l’ai jamais rencontré »

Taiba

Chantal Taïba était l’artiste aimée des présidents notamment le président Houphouët Boigny. En dehors de lui, Quelles ont été vos relations avec tous les autres présidents de la Côte d’Ivoire ?

C’était avant tout des relations d’artistes à présidents, bien sûr. On parle de chef d’Etats et là c’est sérieux. Avec le président Houphouët, c’était le papa. Tout le monde sait les soucis que j’ai eus en 1984 avec mon accident de la circulation. C’est grâce au président Houphouët que je suis revenue sur scène parce qu’il m’avait fait partir en France pour faire de la chirurgie réparatrice. Et après, il m’a fait partir aux Etats-Unis. C’est vraiment grâce à lui que je suis revenue sur scène parce qu’après cet accident je ne voulais plus chanter et c’est qui m’encourageais à revenir en me rassurant qu’il ferait tout son possible que je sois débarrassée de tout ce qui pouvait constituer un complexe pour moi. Vraiment, il a été comme un père un pour moi. Avec le président Gbagbo, il était le chef de l’Etat tout simplement, on n’a pas eu de relation proche. Le président Ouattara, je ne l’ai jamais rencontré, je n’ai pas encore eu cette chance-là. Si l’occasion se présente ça sera avec plaisir.

 

Pourtant sur les circonstances de cet accident, Georges Taï Benson évoquait que c’était alors que vous partiez rejoindre votre amant en Europe que le malheur est arrivé…

D’abord, George Taï Benson n’a jamais été ni mon manager encore moins mon producteur. Il était à la télé et animait une émission qui s’appelait « Benson reçoit ». Le 21 juin 1984, je partais au festival d’Avignons en France. Une fois à l’aéroport, je me suis rendue compte que j’avais oublié mon passeport à la maison. En retournant le chercher, il y avait une voiture qui était garée sur la voie, parce qu’il pleuvait très très fort, on ne l’a pas vu et on est rentrée dans la voiture. Je ne suis plus partie parce que c’était grave. J’avais tout le visage ensanglanté, il fallait me faire opérer. En lieu et place de l’aéroport, je me suis retrouvée au CHU de Treichville où j’ai été internée pendant au moins un mois.

 

On vous accuse d’avoir entretenu des relations amoureuses avec Georges Taï Benson…

Oh, non ! C’est méchant de dire cela. Monsieur Benson comme je l’appelle toujours, a été comme un papa comme dans le milieu artistique. Il a guidé nos pas, il nous donnait des conseils aux chanteuses qui passaient à l’orchestre et il n’a jamais été question de ça. À propos de l’accident, à l’époque il y avait une maison d’assurance qui s’appelaient UA qui m’a bien dédommagé à hauteur de quelques millions. Franchement, Monsieur Benson n’a vraiment rien à y avoir. Concernant la personne dont il parle, c’est quelqu’un que j’ai décidé de ne jamais dire le nom parce que je suis une personne très discrète sur tout ce qui va en dessous de la ceinture. Ce n’est pas mon feeling de m’étaler dans la presse pour parler des affaires qui sont en dessous de la ceinture. Ce n’est vraiment pas mon genre d’aller dans la presse et dire que je sors avec telle ou telle personne. Je pense que cela ne valorise pas la femme et une femme publique doit être discrète sur ses relations intimes. Quand tu ne dévoiles pas tes relations intimes, ça fait sérieux et les personnes sérieuses ne craignent pas de vous aborder. Pour une dame, le fait de divulguer sa privée dans la presse ne fait pas respectable.

 

« On m’a attribué tellement de relations… »

 

Et cette discrétion, vous l’assurez bien avec certains footballeurs, artistes et autres personnalités avec lesquelles vous avez eu des relations ?

On m’a attribué tellement de relations mais comme ce n’est pas mon style de venir dire oui je sors avec tel mais pas avec tel, ça me gêne vraiment quand il faut parler de tout ce qui touche au sexe. Cela m’indispose, ça ne fait pas sérieux et l’éducation que j’ai reçue ne me permet pas de parler de sexe à tout vent.

 

Qu’en est-il de votre histoire amoureuse avec Douk Saga ?

Douk Saga est assez jeune pour moi, même si j’aime les jeunes, je ne les prends pas avec le lait maternel dans la bouche car même. Doug Saga, il pourrait être mon fils, il ne faut pas exagérer c’est quelqu’un pour qui j’avais beaucoup de l’admiration par ce qu’il est parti de rien pour devenir une grande artiste quand nous on a commencé par les orchestres, on a été formé mais lui est venu et a réussi à s’imposer. J’ai vu une fois dans la presse une chanteuse qui a dit que Douk Saga m’a rapporté des sacs de parfum, c’est n’importe quoi. C’est une fois qu’il m’a rapporté des vêtements parce qu’il reconnaissais que je m’habillais bien. Sinon, il n’y avait pas de parfum comme cette artiste l’avait dit. C’est donc une foisqu’il m’a rapporté une valise de vêtements. Tout cela est à mettre sur le compte de la jalousie et de l’aigreur pour salir mon image.

 

« On ne les prend pas jeunes au berceau mais il ne faut pas les prendre à la retraite aussi »

 

Vous n’aimez pas jeunes comme vous le dites pourtant vous aviez opposé une fin de non recevoir à la requête de Vieux Ménékré qui avait manifesté publiquement son désir de vous avoir dans son lit. Qu’est-ce qui vous gênait tant dans ses intention ?

(Elle rit aux éclats). On ne les prend pas jeunes au berceau mais il ne faut pas les prendre à la retraite aussi parce que quand on parle de relation, il faut remplir son devoir quand même aussi hein ! Il est vrai que rien de particulier ne m’a choqué dans ses intentions mais c’est parce qu’il a dit que ses génies lui ont dit que je suis sa femme. J’ai répliqué pour dire qu’il était vaincu au nom de Jésus. (Rire). Mais ce n’était pas méchant, c’était juste pour rire.

 

Qu’en est-il de « Bagnon Côte d’Ivoire », votre projet de concours du plus bel homme ?

On a eu trois éditions, de 2009 à 2011. En 2012, on avait lancé la quatrième édition quand la maison de téléphonie, Café Mobile, qui avait accepté de m’accompagner a eu des soucis et elle a été obligée de fermer. En 2013, je suis allée en France. Ce qui a fait que le projet est resté en suspens mais il n’est pas annulé ou qu’il ne va plus exister. Je suis là justement pour remettre sur pied le projet. C’est un concours culturel et non commercial où on demande aux jeunes de parler leurs langues maternelles. C’est un concours qui vend la Côte d’Ivoire et c’est dommage que les sponsors ne se bousculent pas, c’est vraiment dommage. C’est pourtant le seul concours qui met en exergue la beauté masculine.

 

C’est le retour définitif au pays ou vous repartez ?  

Je serai entre la France et la Côte d’Ivoire.

 

« Grâce au couper-décaler la Côte d’Ivoire est beaucoup plus connue sur le plan international »

 

Quel est votre top 5 des artistes du couper-décaler ?

Ils sont tous bons car ce qu’ils font ne se ressemble pas vraiment. Ils représentent tous la Côte d’Ivoire mais quand on écoute les uns et les autres, il y a toujours quelque chose de nouveau qui complète ce que l’autre a fait. Je vais commencer par Serges Beynaud parce qu’il est avant tout mon arrangeur 5 étoiles, DJ Arafat Debordo Leekunfa, Bébi Philip et Kédjévara qui est notre bébé puisque c’est le fils d’Antoinette Allany. Je leur souhaite beaucoup de courage parce que grâce au couper-décaler la Côte d’Ivoire est beaucoup plus connue sur le plan international.

 

« À chaque époque ses réalités »

 

Quel est regard de Chantal Taïba sur les clashs dans le couper-décaler ?

À chaque époque ses réalités. Nous, à notre époque, on ne le faisait pas et ça n’existait pas. Il faut dire aussi que les réseaux sociaux n’existaient pas non plus. Actuellement où nous sommes à l’époque des réseaux sociaux, je pense que c’est l’une des méthodes pour faire marcher son album ou son single. À notre époque, on faisait des duels, pour dire que ça n’a pas commencé maintenant. Il y a eu le duel Bahi Spinto- Lougah François, après le duel Aïcha Koné-Reine Pélagie. Mais tous ces duels étaient que sur le plan musical et dans le respect. C’est dommage qu’aujourd’hui, on s’attaque aussi violemment à l’autre. Et tout cela c’est parce que les réseaux sociaux sont sans filtre. L’information est crue, elle est donnée à l’instant comme on la ressent. Je demande un peu de retenue dans le langage. En insultant quelqu’un qui a l’âge de son père ou sa mère, c’est comme si on ne les honorait pas et après on est étonné qu’il y ait des morts des jeunes violemment.

Taiba 3

Qu’est-ce qu’on doit retenir de votre passage ou de votre retour sur scène ?

On doit retenir que « Sérédo » est sur le marché. C’est un album de belle facture. Il y a eu des styles vraiment variés, des styles différents et il y a eu quatre arrangeurs et chacun en a pour son compte. Il y a le « Matiko-décaler » avec Serges Beynaud, du Zouglou avec Fredy Assogba, le « Matiko » pur et dur avec David Tayorault. Je me suis essayée à la Rumba aussi avec Manou Lima. On retrouve aussi de l’Afro Zouk et du slow.Vraiment, c’est varié et je souhaiterais que chacun puisse écouter et avoir son album. Les proverbes et les maximes, il y en a à gogo dans chaque chanson.

Commentaires