Affaires ivoiriennes battues et violées au Maroc : « La ministre Mariatou Koné nous a abandonnées »
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Voilà près de deux mois que Nina et Chantal sont revenues à Abidjan, ce après avoir été humiliées battues, violées par des jeunes camerounais au Maroc. Ces jeunes femmes, de retour, dans leur pays ont révélé être abandonnées par les autorités, en particulier la ministre ivoirienne  de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant. Ces ivoiriennes reprochent au ministre Mariatou Koné de les avoir abandonnées et laissées pour compte après que celle-ci les ait motivé à revenir au pays. Elles appellent à l’aide et demande au Gouvernement de se souvenir d’elles.

 

 

 

 

Tout le monde se souvient de cette affaire qui a défrayé la chronique en Côte d’Ivoire. Les deux jeunes ivoiriennes qui ont été battues et violées au Maroc par des Camerounais sont de retour dans leur pays depuis près de deux mois, ce à la demande de Mariatou Koné, la ministre ivoirienne  de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant. Seulement voilà, depuis leur retour, ces jeunes filles sont abandonnées et livrées à elles-mêmes.

Nina et Chantal sont désespérées et en colère contre les autorités ivoiriennes à qui elles reprochent une non-assistance. Pour elles, Mariatou Koné, la ministre ivoirienne  de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant qui leur avait demandé de rentrer au pays après qu’elles aient été victimes de viol, les a carrément abandonnées et laissées pour compte. Ces jeunes filles humiliées et traumatisées réclament l’aide d’un psychologue thérapeute, afin d’arriver à passer à autre chose et refaire leur vie.

Elles ont profité de cet entretien pour remercier certaines personnalités qui leur sont venues en aide depuis le Maroc jusqu’à leur retour en Côte d’Ivoire. Nina et Chantal ont tenu à dire « un grand merci » en particulier à leur avocat, Me Martin Koudou Dogo. Cet ivoirien, ancien avocat au barreau de France a accepté de défendre gratuitement ces jeunes dames dans cette affaires de viol et agression. Il a obtenu la condamnation de 20 ans de prison ferme pour la Camerounaise commentaire de ces actes perpétrés sur ces ivoiriennes.

De son côté, Me Dogo souhaite attiré également l’attention du pouvoir ivoirien sur l’absence convention juridique avec le Maroc. Ce qui empêche les avocats ivoiriens de défendre un client ou une affaire dans un tribunal marocain et vice-versa, en dépit des excellentes relations économiques entre les deux pays.

En réalité le procès n’est pas complètement terminé. L’accusée a fait appel, alors qu’elle n’a toujours pas pas réparé le préjudice économique, moral et psychologique causé aux victimes. L’avocat des ivoiriennes violées au Maroc appelle également le gouvernement à l’aide afin de mener à bien la suite de ce fameux procès.

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